NaturoScoop / Vin et agriculture biologique

🍇 Le 31 janvier marque la fin du “Dry January”, l’occasion pour certains d’un temps de pause qui invite à questionner nos habitudes de consommation. Cela permet aussi de s’interroger sur ce que l’on consomme, comment et d’où cela vient. En BFC, la viticulture façonne les paysages, les cultures et la biodiversité : les modes de production comptent autant que les usages.

🌿 La viticulture biologique repose sur des pratiques limitant l’usage de produits phytosanitaires de synthèse, favorisant la vie des sols, la biodiversité fonctionnelle et la qualité des milieux. Haies, enherbement, diversité floristique ou auxiliaires de culture participent à des écosystèmes viticoles plus résilients, tout en réduisant les pressions sur l’eau et les sols.

🔎 En 2024, 23,4 % des vignes de Bourgogne-Franche-Comté sont conduites en agriculture biologique, soit plus de 8 500 hectares, dont 1 894 ha en conversion. En dix ans, les surfaces de vignes bio ont été multipliées par trois (2014-2024). Toutefois, la dynamique ralentit : seules 22 % des surfaces sont aujourd’hui en conversion, contre 51 % en 2021. Les aléas climatiques récents (gel, grêle, pluies intenses) et la forte pression des maladies expliquent en partie cette évolution.

🍃 Au-delà de l’agriculture biologique, il existe également d’autres démarches viticoles engagées, comme la biodynamie ou les vins dits « nature ». Ces pratiques, reposent sur des principes de réduction des intrants, de respect des cycles naturels et de vitalité des sols. Contrairement aux vins certifiés biologiques, elles ne disposent toutefois pas de cadres statistiques harmonisés, rendant difficile l’estimation fiable des volumes produits, consommés ou exportés.

Source : Agence Bio Bourgogne-Franche-Comté
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Biodiversité et vignes – LPO