NaturoScoop / En février : la migration des amphibiens

🐸 Mi-février 2026, c’est comme chaque année l’occasion d’observer le début d’un grand voyage discret : la migration des amphibiens. Grenouilles, crapauds, tritons et salamandres quittent leurs quartiers d’hivernage pour rejoindre les mares et zones humides où ils se reproduisent. Ces déplacements, souvent nocturnes et favorisés par les pluies douces, sont parmi les premiers signes biologiques du retour du printemps.

🌧️ La Salamandre tachetée, emblématique des forêts humides, fait partie des espèces déjà en mouvement. Contrairement aux grenouilles, elle ne pond pas d’œufs dans une mare permanente mais dépose ses larves dans des sources, fossés forestiers ou petits ruisseaux. Très dépendante de l’humidité, elle est particulièrement vulnérable aux passages de routes, à la fragmentation des milieux et à l’assèchement des zones humides.

🔎 Les données du SINP régional illustrent ce phénomène saisonnier.
En Bourgogne-Franche-Comté, les observations d’amphibiens sont multipliées par 6 entre janvier et février, puis par 34 entre janvier et mars. Pour la salamandre tachetée, les signalements sont multipliés par près de 3 entre janvier et février, avec un pic au printemps. Ces hausses traduisent à la fois l’activité biologique des espèces… et la vigilance accrue des observateurs.

🚗 À cette période, ralentir à proximité des zones humides et des routes forestières peut sauver des centaines d’individus. Participer aux opérations locales de sauvetage ou signaler ses observations contribue également à améliorer la connaissance et la protection de ces espèces. Car pour les amphibiens, quelques nuits pluvieuses peuvent décider d’une génération entière.

Liens utiles :
Fiche espèce : https://lnkd.in/gDQqFccb
Participer au sauvetage : https://lnkd.in/gWTSgQ-D

Source : Données ORB Sigogne, export 2026