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Archéologie en BFC

Exposition

Empreintes du sacré - À la recherche des lieux de culte gaulois de Bourgogne-Franche-Comté

La religion des Gaulois demeure difficile à cerner, à plus de deux mille ans de distance. Au contraire des Romains, ils n’ont mis à l’écrit ni leurs rites ni leurs cérémonies, encore moins leur panthéon. Des images tenaces, héritées de récits grecs ou latins, dépeignent des figures de druides dans un chêne, serpe à la main, ou perpétrant quelque sacrifice sanglant.

L’archéologie propose une autre approche : en explorant les traces physiques laissées par les activités humaines, elle détecte les lieux qui ont été fréquentés ou occupés. Elle examine les aménagements et les constructions, elle étudie les vestiges et les fragments d’objets pour scruter les indices qu’ils portent et identifier les usages anciens de ces lieux.

À la fin de l’âge du Fer, des fossés et des enclos, des trous de poteau et des fosses livrent de la vaisselle, des armes, des bijoux et quantités d’os, très rarement des statues. Ce sont dans ces menues empreintes du passé que l’exposition invite à mettre ses pas, à la recherche de l’univers sacré des Éduens, des Séquanes et des Lingons.

Le parcours met en lumière les résultats de trente années d’une dynamique de recherches menées à l’échelle régionale sur cette thématique, associant archéologie aérienne, prospections géophysiques, fouilles programmées et opérations préventives.

À travers plus de 1 000 objets archéologiques, dont de nombreux inédits, l'exposition présente les découvertes réalisées sur plusieurs grands sanctuaires de la région ainsi qu'à Bibracte et dans ses environs. Les visiteurs y découvrent les gestes accomplis il y a plus de 2 000 ans : dépôts d'offrandes, banquets collectifs, libations, manipulation rituelle des armes ou encore dévotions associées aux sources et aux lieux sacrés.

Sans prétendre reconstituer les croyances des Gaulois, souvent insaisissables, l'exposition montre comment l'archéologie permet de faire émerger les « empreintes » laissées par les pratiques religieuses anciennes et d'éclairer l'évolution des cultes jusqu'à l'époque gallo-romaine.

En fin de parcours, une carte interactive permet d'explorer plus de cinquante sanctuaires de Bourgogne-Franche-Comté et de prolonger la découverte des pratiques religieuses de l'Antiquité.