NaturoScoop / Eau potable et milieux humides

💧 Le 17 juin 2026, c'est la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Dans un contexte de changement climatique, les épisodes de sécheresse deviennent plus fréquents et plus intenses. Rivières en étiage, zones humides asséchées, températures de l'eau en hausse : ces phénomènes fragilisent les écosystèmes et les espèces qui en dépendent.

🌡️ La sécheresse n'affecte pas uniquement les activités humaines. Lorsque les niveaux d'eau baissent, les habitats aquatiques se réduisent, les poissons et les amphibiens disposent de moins de refuges et les zones humides perdent une partie de leurs fonctions écologiques. Ces milieux jouent pourtant un rôle essentiel pour stocker l'eau, filtrer les pollutions et atténuer les effets des fortes chaleurs.

📊 En Bourgogne-Franche-Comté, les prélèvements en eau déclarés à la Banque Nationale des Prélèvements en Eau montrent que les usages liés à l'eau potable représentent près de 260 millions de m³ prélevés chaque année, devant l'industrie (62 millions de m³) et l'irrigation agricole (16 millions de m³). Depuis 2012, les volumes prélevés sont globalement stables pour la plupart des usages, tandis que les prélèvements industriels diminuent progressivement.

🌱 Face aux sécheresses à venir, préserver la ressource en eau passe par une meilleure sobriété des usages, mais aussi par la restauration des milieux naturels. Zones humides, prairies, haies et forêts contribuent à ralentir le ruissellement, favoriser l'infiltration de l'eau et renforcer la résilience de nos territoires. Protéger la biodiversité, c'est aussi préserver notre capacité à faire face au manque d'eau.

Source : BNPE – Eau France